Accueil / Communication / Relations Presse / Sarah Pitkowski en interview

Sarah Pitkowski en interview

Ancienne numéro 29 mondiale chez les filles, Sarah Pitkowski est un exemple de reconversion à l’issu d’une carrière sportive dans le tennis. Grande passionnée de médias et de communication elle est aujourd’hui une consultante référente dans le domaine des marques et du sport. Passée par de nombreuses émissions de télévision (France Télévisions, Eurosport, D8, L’Equipe 21, Ma Chaîne Sport) elle fait aujourd’hui partie de la Dream Team de la radio RMC.

Puisque ça ne suffisait pas Sarah Pitkowski est devenue la boss de l’agence de relations presse 15Love qu’elle a créé en 2006, faisant part de son expertise en communication et relation presses pour les clients de l’agence. Malgré une activité débordante, Sarah Pitkowski a pris le temps de répondre à nos questions pour en savoir plus sur son métier premier de RP.

Sarah Pitkowski Agence 15 LoveBonjour Sarah et merci pour le temps que tu nous accordes pour cette interview entre 2 émissions et réunions pour 15Love. Peux-tu tout d’abord nous évoquer les raisons de ta reconversion dans ce secteur d’activité des RP et du consulting TV/radio ?

A l’issu de ma carrière j’ai pu passer plusieurs années passées dans les médias, en tant que commentateur sur Eurosport pendant plus de 10 ans notamment. C’est aussi ma formation initiale dans la communication et les relations presse qui m’a poussé à créer l’agence 15 Love en 2006.

Nous faisons l’intermédiaire pour nos clients avec les médias, afin de garantir la meilleure communication possible.

Comment organises-tu aujourd’hui ton agenda entre ton métier de consultant et d’agent relations presse ?

Je travaille le weekend pour RMC et le jongle avec mon métier d’agent de relations presse en semaine ou le soir le weekend si nécessaire pour un événement ou une actualité particulière. J’ai pu intervenir dans de nombreux médias, mais aujourd’hui je me suis recentrée sur le tennis chez RMC du groupe Next Radio là où j’ai commencé il y a 15 ans.

15 Love est un atelier d’idées ? Peux-tu nous en dire plus sur l’agence, son adn, son positionnement ?

15Love est une agence de presse pure player spécialisée dans l’image de nos clients au travers des médias. On va faire l’intermédiaire avec les médias et nous intervenons sur de nombreux leviers d’activation presse, que ce soit sur des médias traditionnel, du digital et du social media.

Notre connaissance pour une marque qui veut annoncer dans le sport c’est de lui créer des leviers et du contenu dont nous savons que ça fera écho dans les médias.

On travaille avec des fédérations, des ligues, des événements, des marques qui activent dans le sport et on a aussi un pool de sportifs pour lesquels on gère l’image comme Gilles Simon ou Stéphane Houdet en handisport pour le tennis. Nous gérons donc les relations presse de ces marques, ou de ces sportifs, nous faisons l’intermédiaire pour nos clients avec les médias, afin de garantir la meilleure communication possible, le meilleur relai éditorial.

Tu travailles les RP et les stratégies de communication auprès de joueurs comme Gilles Simon ou Stéphane Houdet. Quel est le rôle de ton agence par rapport au rôle d’un manager en direct ?

Nos métiers sont bien complémentaires et à la fois très différents avec les agents. L’agent va négocier les contrats de sponsoring, de club, alors que nous on va plus gérer leur image dans les médias, on sert d’intermédiaire dans les médias comme avec Smash Marketing et l’interview que nous avons calé de Stéphane Houdet.

On répond également sur des opérations en lien avec leurs marques respectives dans le cadre d’opérations en dehors du contexte sportif. Une marque qui souhaiterait s’adosser à l’image d’un sportif, d’un tennisman pour une opération de branding ou événementielle, on agit alors en bonne intelligence avec l’agent pour organiser et piloter l’ensemble de manière collective.

On fait le liant et dans le cas où le sportif ne dispose pas d’un agent alors on travaille pour le joueur encore une fois dans l’intérêt et au bénéfice de tous.

Désormais on sent l’importance du social media, d’avoir une communication spécifique pour ce levier digital.

Est-ce le cas de la campagne de communication récent autour de TGV Lyria et Stan Wawrinka ?

Pas tout à fait. Notre client est TGV Lyria et nous avons organisé pour le coup les relations presse autour de la campagne de communication montée avec SportLab pour faire la promotion de la nouvelle ligne de TGV Franco-Suisse avec Stan Wawrinka. Mais notre rôle s’arrête là et notre intérêt portait sur le relai de l’opération dans la presse pour le bénéfice de notre client premier, TGV Lyria. Cette opération a d’ailleurs été un franc succès.

Les relations presse et les relations avec les médias ont elles évolué depuis que tu as lancé 15Love ?

Clairement oui. Quand nous avons commencé, on ne parlait que de médias traditionnels, et puis le digital est entré en jeu, fortement depuis maintenant quelques années. Environ 5 ans pour nous. On parlait au début de 15 Love d’un peu de web, mais globalement, nos clients nous mandataient pour une visibilité presse maximum sur les médias traditionnels que sont la TV, la presse et la radio. Petit à petit c’est venu, et désormais on sent l’importance du social media, d’avoir une communication spécifique pour ce levier digital, avec les contenus et médias adéquat.

Aujourd’hui, on a une approche vraiment spécifique en fonction du support et de la stratégie associée, pour la cible à laquelle nous et le média s’adresse.

Agence 15 Love Presse

Comment vois-tu évoluer les Relations Presse avec l’avènement du digital et des médias sociaux ?

C’est une évolution majeure dans notre métier. Nous nous devons d’assurer une communication spécifique pour les réseaux sociaux, avec des outils spécifiques et des stratégies et des moments de communication différents, là où nous pouvions avoir une approche plus traditionnelle il y a encore 5 ou 6 ans en effet. Pour nous ce n’est que le début entre guillemets mais nous allons renforcer notre expertise, nos équipes et compétences sur ce sujet qui est aujourd’hui trop important pour nos clients, les marques en général.

Aujourd’hui, certains de nos clients d’ailleurs, ne décident de faire de l’activation presse, uniquement sur le social media. Un vrai virage !

Nous essayons d’être toujours dans l’action, et non dans la réaction…

Une agence de presse arrive elle à rester en amont de la communication faite via les réseaux sociaux notamment ?

On essaye oui, de ne pas avoir de communication subie, mais de bien anticiper tous les cas de figures possible pour garantir à nos clients le meilleur echo possible, une tonalité la plus positive possible.

On a pu voir récemment dans le tennis des communications pas très bien anticipées, et donc une nécessité de réaction, là où nous, nous essayons de guider le sens des relations presse, dans l’action, et non dans la réaction.

Votre agence quelque part est garante de la réputation presse et e-reputation de vos clients. Comment traitez-vous les bad buzz ?

Heureusement nous n’avons pas encore eu de cas dits grave à gérer. Généralement on a une communication de crise qu’on met en place en amont avec notre client, mais nous sommes assez peu exposés aujourd’hui. Tout un process est mis en place avec les clients, ainsi qu’avec les différents porte-paroles, une ligne de com’ est définie. Comme je le disais nous essayons d’être toujours dans l’action, et non dans la réaction, ce qui peut être mal perçu, mal interprété.

Concernant la e-reputation, c’est aujourd’hui plus le job des agences digitales de nos clients. Notre logique n’est pas de piloter celà.

Vous faites de la création de contenu ?

En effet on pilote la conception et création de contenu. Par exemple pour L’Or de Maison du Café qui vient de signer un partenariat avec le Comité National Olympique et Sportif Français. Nous avons créé du contenu spécifique, complémentaire, en cohérence avec l’activation digitale faite par l’agence de la marque, mais contenu optimisé pour les relations presse, contenu qui trouvera echo dans les médias.

Et votre intervention par rapport aux agences de communications digitales ?

Une agence de com’ digitale va créer pour le compte d’un client commun une stratégie marketing et communication, avec de l’activation digitale, de l’engagement sur le social media avec des jeux concours par exemple. Charge à nous de faire la promotion dans la presse, auprès des journalistes et les médias de cette opération. Qu’elle soit traditionnelle ou digitale.

C’est d’ailleurs à noter, tu n’es que très peu sur les réseaux sociaux. Pourquoi ?

En effet je ne suis pas présente. C’est un choix. L’agence elle est présente sur les réseaux sociaux, mais à titre personnel je souhaite garder une certaine forme de retenue, de neutralité, car je suis à la fois consultante mais avant tout agent de relations presse. Mais j’estime que ce n’est pas ma place pour donner mon avis sur différents sujets. Je le fait dans mon travail de consultant car c’est justifié, mais je ne souhaite mélanger mes deux métiers.

Sur le social media notamment on doit être capable d’accompagner nos clients de manière pertinente.

Logo Agence 15 Love Presse

On voit de plus en plus de sportifs autonomes sur les réseaux sociaux (Caroline Garcia, Kiki Mladenovic, Benoit Paire…). Qu’en penses-tu ?

Je trouve ça très bien dès qu’ils le maîtrisent bien. On a pu voir le cas Serge Aurier récemment qui est catastrophique. Mais si c’est bien fait, intelligemment, c’est une très bonne chose. Pour certains on le sait, des agents, des marques sont derrière eux, mais dès lors qu’on sent de la proximité, du personnel, c’est super. De mon point de vue c’est d’ailleurs les sportifs qui gèrent en direct leurs comptes qui sont les plus suivis.

Est-ce que le métier d’agent de communication est voué à disparaître selon toi ?

Non au contraire, en tant que conseil je pense que c’est indispensable, que ça se renforce. Un œil externe, qui peut faire le filtre. Après est-ce que le métier d’agent doit évoluer, est-ce que les agents doivent faire évoluer leur savoir-faire c’est une autre chose. L’accompagnement sur l’image, sur la réputation est tellement important et nécessaire que je ne suis pas inquiète pour nos métiers, bien au contraire.

Comment vois-tu évoluer les Relations Presse dans les 5 ans qui viennent ?

Positivement avec la nécessité de traiter les relations presse avec une vraie vision d’ensemble, sur tous les leviers d’activation. De notre côté, nous nous renforçons sur ces sujets, nous renforçons nos compétences comme je te le disais tout à l’heure. Sur le social media notamment on doit être capable d’accompagner nos clients de manière pertinente.

Mais on le sent également, de plus en plus de clients font appel à des agences de presse sur des opérations en particulier en plus de leurs agences traditionnelles pour de l’activation spécifique, pour des opérations sur lesquelles elles veulent un booster, un regard externe. A nous de nous spécialiser par exemple sur de l’activation événementielle pour être un interlocuteur de choix pour ces marques.

Récemment, nous évoquions le licenciement de Gilbert Ysern de la FFT, mis à l’écart. Quel est ton point de vue de consultant de cette affaire ?

A vrai dire je ne souhaite pas m’étendre sur le sujet. Je ne connais pas le fond du dossier, et ce qui est dommageable c’est que la fft vit un moment très délicat, et que les choses s’enchainent et dressent une image fébrile et fragile de la fédération qui est vraiment ennuyeux. J’ai du mal à comprendre typiquement pourquoi la fft semble subir la communication, les différents événements qu’elle traverse. Forcément elle semble faire des erreurs sur différents sujets, alors que sur le plan sportif, de bonnes performances des équipes de France semblent se profiler, surtout chez les filles.

Les filles justement ont une bonne chance de disputer une finale de fed cup. Que penses-tu de cette équipe ?

On sent depuis l’Italie l’année dernière qu’une vraie équipe s’est créée, avec des individualités fortes, et l’aura d’Amélie Mauresmo que personne ne peut questionner aujourd’hui. Egalement le comportement des filles sur le banc est exemplaire, et pour cette raison j’ai bon espoir. On a une équipe homogène avec un vrai esprit. En tout cas on sent une vraie émulsion, que tout le monde a envie de jouer de gagner, c’est un vrai vent de fraîcheur. On espère que cet engouement, cet esprit sera la même chez les hommes avec l’apport de Yannick. 2016 devrait être une belle année on l’espère.

Elle le sera pour toi ? Comment sera composée ton année 2016, année olympique ?

Ce sera pour moi, pour l’agence, une grosse année qui a commencé avec le Dakar puisque nous travaillons pour ASO. Et puis bien sûr Roland Garros puisque nous avons de nombreux clients et événements durant la quinzaine. Le tour de France aussi qui est important pour 15 Love avec 3 clients Senseo, Vittel et Antargaz pour lesquels nous mettons à disposition nos attachés de presse pendant l’événement et dans les régions que parcours le Tour.

A titre personne je participerai en tant que consultant lors des jeux avec la Dream Team RMC, en direct du Brésil. Ca va être sympa…

Merci à Sarah Pitkowski de l’agence de relations presse 15 Love d’avoir répondu à nos questions par téléphone.

A propos Cedric | Smash-Marketing.fr

Chef cordage sur Smash-marketing.fr :)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *