AI Act et Formation Obligatoire : pourquoi votre entreprise doit s’adapter (et comment le faire immédiatement)

AI Act et Formation Obligatoire : pourquoi votre entreprise doit s’adapter (et comment le faire immédiatement)

L’Intelligence Artificielle a révolutionné notre façon de travailler, mais l’engouement pour les nouvelles technologies doit nécessairement composer avec la conformité légale.

Avec la récente entrée en vigueur de l’AI Act, le cadre réglementaire européen impose des règles nouvelles et strictes à toute personne utilisant ces outils dans un contexte professionnel.

Il ne s’agit pas de règles destinées uniquement aux développeurs : l’impact touche directement les managers, les salariés et des services entiers de l’entreprise. Pour faire la lumière sur ce scénario complexe, Ninja Business School a organisé un webinaire de haut niveau animé par l’avocat Lorenzo Grassano.

Pionnier du droit du numérique et de la vie privée depuis 2011, l’avocat. Grassano est PDG et fondateur de LégalBlink. A travers son cabinet d’avocats, il accompagne également concrètement les entreprises dans l’adaptation et la protection juridique de l’usage de l’Intelligence Artificielle en entreprise.

Si vous n’avez pas pu suivre la diffusion en direct, vous pouvez suivre le webinaire pour protéger votre entreprise.

Voici un aperçu des sujets abordés.

Qu’est-ce que la loi sur l’IA et pourquoi elle introduit une formation obligatoire (AI Literacy)

L’AI Act est le premier règlement européen destiné à encadrer l’utilisation des systèmes d’Intelligence Artificielle. L’un des changements les plus marquants pour les entreprises a eu lieu le 2 février 2025 : l’introduction formelle de la culture numérique obligatoire en matière d’IA (AI Literacy).

La loi établit que je déployeurc’est-à-dire que les entreprises et les professionnels qui utilisent activement l’IA, doivent garantir un niveau de formation adéquat à tout le personnel qui interagit avec ces outils, d’après les chiffres niveau d’entrée jusqu’au PDG.

Les principaux risques juridiques de l’Intelligence Artificielle dans l’entreprise

Lors du webinaire, Lorenzo Grassano a illustré de manière schématique les risques pratiques auxquels sont confrontées les entreprises qui ne forment pas leurs salariés :

  • Le phénomène « Shadow AI » : près de 40 % des salariés avouent utiliser des outils d’intelligence artificielle gratuits en secret de la part de leurs managers pour accélérer le travail. Le risque pour la vie privée est énorme : en insérant des données sensibles ou d’entreprise dans les outils gratuits, ces informations entrent dans la base de données publique du logiciel, devenant ainsi accessible à tous.
  • Hallucinations de l’IA : l’intelligence artificielle raisonne sur des bases statistiques-mathématiques et non logiques. Il peut « inventer » des faits et les présenter avec une certitude absolue (ce qu’on appelle des hallucinations). Prendre des décisions commerciales sur des résultats hallucinés expose l’entreprise à des erreurs très graves.
  • Biais et discrimination : s’ils sont alimentés par des données incorrectes ou obsolètes, les systèmes d’IA peuvent générer des résultats discriminatoires (biais). Un cas typique concerne la sélection du personnel, où un algorithme non supervisé pourrait systématiquement écarter certaines catégories de candidats.
  • Droit d’auteur et droits d’auteur : à qui appartient un texte ou une image générée par l’IA ? Dans le webinaire, vous découvrirez que, pour protéger une œuvre, il est essentiel de ingénierie rapidec’est-à-dire une contribution humaine créative et détaillée dans les instructions fournies à la machine.
  • L’obligation de « Surveillance Humaine » : la contribution humaine est irremplaçable. La loi oblige les entreprises à maintenir une supervision humaine constante pour vérifier et valider les sorties des machines.

À qui s’adresse la réglementation IA ?

La culture numérique est une compétence transversale qui touche tous les domaines de l’organigramme. En particulier:

  1. Directeur Général, Administrateurs et Service Juridique : ils sont responsables de la rédaction des politiques internes, de la cartographie des outils utilisés et de la gestion des risques métiers.
  2. Service RH (Ressources Humaines) : l’utilisation de l’IA pour filtrer les CV est classée comme un système à « haut risque » de discrimination et nécessite des précautions juridiques très élevées et l’obligation d’information des candidats.
  3. Service marketing et rédacteur : doit connaître les limites du droit d’auteur pour les campagnes publicitaires et être transparent, en signalant aux utilisateurs lorsqu’ils lisent un texte généré par l’IA ou interagissent avec un chatbot.

Sanctions et responsabilités : que se passe-t-il si vous ne les respectez pas ?

Un concept crucial est qu’en cas de dommages ou de violations, c’est toujours l’entreprise qui est légalement et économiquement responsable (et non l’algorithme ou l’employé non formé). Les répercussions comprennent des atteintes à la réputation, des plaintes de clients et des enquêtes menées par les autorités, notamment l’Agence pour l’Italie numérique (AgID), l’Antitrust (AGCM) et le Garant de la vie privée.

Nous traversons aujourd’hui une « période de grâce », pendant laquelle les institutions se structurent pour lancer des contrôles, un peu à l’image de ce qui s’est passé dans les premières années d’application du RGPD.

Pourquoi suivre le webinaire sur l’AI Act

Regarder ce webinaire vous permettra d’agir tôt, de démontrer la conformité de votre entreprise et de vous protéger contre les futures inspections. De plus, les données montrent qu’un employé bien formé à l’IA est nettement plus productif et passe moins de temps à corriger les erreurs des machines.

Ne vous laissez pas prendre au dépourvu par l’innovation. Regardez le webinaire complet pour approfondir ces sujets et découvrez les parcours de Ninja Business School pour former votre équipe et faire de la conformité un véritable avantage concurrentiel.