Comment fonctionne le CPC sur Google Ads

Comment fonctionne le CPC sur Google Ads

Pendant des années, le CPC, coût par clic, a été considéré comme la mesure reine de la publicité en ligne. Plus le CPC est bas, plus la campagne semble « fonctionner ».

Le CPC ne suffit plus : ce qui compte vraiment dans les campagnes numériques

Cette analyse viscérale des coûts a été introduite par Google (puis AdWords), lorsqu’il a remplacé les anciens systèmes d’enchères par mots clés, tels que Ouverture, qui ne prenaient en compte que les enchères à la hausse. Mais aujourd’hui, cette manière de lire les données ne suffit plus.

Et pas seulement parce que les plateformes ont changé, mais aussi parce que les modèles d’optimisation ont changé. Voyons pourquoi.

Qu’est-ce que le CPC réellement ?

Le CPC mesure combien vous payez pour chaque clic sur vos annonces. C’est simple à comprendre, immédiat, et c’est toujours impressionnant de voir des petits chiffres. Si, par pur esprit académique, nous imaginons qu’un clic sur une annonce coûte toujours 1€ et que notre budget est de 10€ par jour, notre annonce pourra obtenir au maximum 10 clics par jour. Ergo, plus le CPC est bas, plus je pourrai obtenir de clics.

Est-ce utile ? Oui, mais seulement jusqu’à un certain point. Le PCC répond seulement à cette question : «Combien dois-je payer pour un clic ?« Ce qu’il ne dit pas, c’est :

  • Ce clic a-t-il apporté de la valeur ?
  • la personne était-elle sur la bonne voie ?
  • s’est-il converti ?
  • a-t-il généré du chiffre d’affaires ?

Et voici la tromperie psychologique : un CPC faible ne signifie pas une publicité efficace.

L’arrivée des modèles intelligents : ROAS cible et CPA cible

Aujourd’hui les plateformes (Google, Meta, TikTok) n’optimisent plus (uniquement) les clics. Ils optimisent pour quelque chose de plus important. En fait, grâce à l’énorme quantité de données collectées au fil des années, ils ont pu faire évoluer les enchères grâce à des stratégies d’enchères intelligentes.

Pas nécessairement traduisible par « intelligent », cela signifie que ces modèles examinent le potentiel de ce clic, plutôt que le coût éphémère.

Objectif ROAS : L’objectif est de maximiser le retour économique. « Pour chaque euro dépensé, combien vais-je récupérer ?« 
CPA cible : l’objectif est de réaliser des conversions (ventes/prospects) au coût souhaité. « Combien cela me coûte-t-il d’avoir réellement un client ?« 

Ces modèles ne prennent pas en compte les clics. Ils regardent les résultats. Et lorsque vous utilisez le ROAS cible ou le CPA cible, le CPC devient une… mesure secondaire.

Parce que le CPC peut être trompeur

Exemple simple :

  • Campagne A > CPC 0,20 € > ROAS 0,8 > perte
  • Campagne B > CPC 1,10 € > ROAS 6,5 > bénéfice net

Si vous regardez uniquement le CPC, choisissez la campagne A. Si vous regardez le résultat réel, choisissez B. Et ce fait est encore plus évident dans les campagnes au CPA cible, où la possibilité qu’un clic coûte en ligne avec le CPA est fréquente. Si je me contente d’un CPA de 3 €, pourquoi devrais-je m’inquiéter d’un clic à 3 € s’il me rapporte une conversion ?

Quand le CPC peut-il encore avoir un sens ?

Le CPC est utile dans 3 cas :

  1. Campagnes de trafic pur (blogs, actualités, visites à froid).
  2. Phase initiale de débogage (pour comprendre si une annonce est « cliquable »)
  3. Analyse créative (quelle annonce génère le plus d’intérêt ?)

Mais ce n’est pas le seul indicateur sur lequel fonder les décisions stratégiques.

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Les indicateurs qui comptent vraiment

Pour les débutants, il est facile de tomber amoureux des chiffres simples. Mais dans le marketing moderne, les chiffres qui comptent sont les suivants :

  • Taux de conversion
  • Valeur par conversion
  • Parcours client
  • ROAS/LTV
  • Coût par résultat réel
  • Indice de persuasion

Parce que la publicité n’est pas utile pour générer des clics. Il sert à générer de la valeur. Le CPC peut être consulté. Cela peut être comparé. Elle peut même donner quelques indications préliminaires, mais elle ne peut orienter une stratégie marketing. Pas plus.

Avec le ROAS cible et le CPA cible, la vraie question à se poser n’est pas : «Combien ai-je payé pour le clic ?mais: « Ce clic a-t-il généré de la valeur ?« Et quand on change de question, tout change.