Les marques devraient commencer à planifier une stratégie pour la Coupe du monde féminine 2027
La Coupe du Monde de la FIFA 2026 est considérée comme un moment unique. Justin Biskin de Agence Expérience NVE explique pourquoi les marques doivent y penser comme l’acte d’ouverture.
L’agence NVE Experience a organisé une activation avec Buchanan’s Whiskey et le chanteur Rauw Alejandro pour célébrer le compte à rebours de 50 jours avant la Coupe du monde (NVE Experience Agency)
La fenêtre de deux ans qui commence avec la Coupe du Monde de la FIFA 2026 et s’étend jusqu’à la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2027 constitue une scène mondiale sans précédent permettant aux marques de se connecter, de s’engager et de se développer.
Ensemble, ces tournois constituent une fenêtre de croissance particulièrement puissante pour le football en Amérique du Nord, et particulièrement aux États-Unis, pour un changement radical dans la dynamique culturelle et commerciale du football.
Les marques qui sont déjà présentes dans le football, ou qui cherchent à y pénétrer, doivent reconnaître cela pour ce qu’il est : une opportunité de convertir l’attention à court terme en pertinence à long terme.
Du premier contact au fandom
La Coupe du monde 2026 fera ce qu’elle fait toujours. Il attirera des fans nouveaux et occasionnels dans le sport, créera des moments qui briseront la culture et présentera les joueurs, les intrigues et les rivalités à un public qui n’était pas engagé auparavant.
Mais cet élan ne disparaît pas après le coup de sifflet final.
La National Women’s Soccer League (NWSL) aux États-Unis prouve déjà que la croissance entre les cycles de Coupe du monde est réelle. En 2025, la NWSL a enregistré sa quatrième année consécutive de croissance de l’audience, en hausse de 22 % sur un an (sur un an), le streaming atteignant un record de 2,62 milliards de minutes regardées. D’ici 2027, ce public sera plus large, plus informé et plus investi.
C’est ce qui rend la fenêtre de deux ans si précieuse : 2026 renforce la portée, 2027 renforce la fidélité.
Tous les fans ne s’impliqueront pas de la même manière dans le football masculin et féminin, mais c’est précisément l’opportunité : identifier et approfondir l’engagement auprès des publics les plus prêts à poursuivre le voyage. Les marques qui relient ces points surpasseront celles qui traitent chaque tournoi de manière isolée.
Des moments partagés à grande échelle
La Coupe du monde féminine 2027 ne fera pas que prolonger cet élan. Cela changera fondamentalement la façon dont les fans s’engagent.
Les matchs au Brésil s’alignant plus étroitement sur les fuseaux horaires des États-Unis, la visualisation en direct deviendra la valeur par défaut. Cela signifie que les fans pourront suivre les intrigues, s’y connecter avec intention et s’engager en temps réel. Et comme l’équipe nationale féminine des États-Unis devrait s’affronter, les matches dépasseront les audiences et se transformeront en véritables moments culturels.
Dans le même temps, la consommation médiatique elle-même évolue. Avec Netflix détenant les droits exclusifs aux États-Unis et au Canada, ce sera la première Coupe du monde définie principalement par un modèle de streaming. Netflix ne se contente pas de distribuer du contenu. Il construit des récits, élargit le public et alimente une conversation continue.
Pour les marques, cela place la barre plus haut. La portée seule ne suffit plus. Pour gagner, il faudra participer à la culture, et non seulement y être présent.
La vraie scène est locale
Même si la Coupe du monde féminine se jouera au Brésil, l’arène la plus importante pour les marques nord-américaines sera locale.
Le fandom ne se limite plus au salon. C’est de plus en plus social, mobile et physique. Les fans recherchent des environnements qui reproduisent l’énergie d’un tournoi, des soirées de surveillance aux festivals de fans en passant par les rassemblements communautaires.
Ce changement reflète quelque chose de plus profond. Dans un environnement numérique fragmenté et peu fiable, les expériences en direct font office de preuve sociale. Être là compte. Partager cette expérience compte encore plus.
Le rôle du fan évolue également. Les participants à un événement ne sont plus le point final d’une campagne ; ils sont la distribution. Chaque moment, publication et contenu partagé devient une forme de média de confiance que les marques ne peuvent pas reproduire via les seuls canaux payants.
C’est pourquoi l’expérience de marque n’est plus une fonction support des médias payants. C’est un multiplicateur.
L’exposition peut susciter une prise de conscience, mais c’est la participation qui crée des liens. Les marques qui créent des espaces où les fans peuvent s’engager, réagir et partager en temps réel étendront leur portée bien au-delà de l’empreinte de l’événement lui-même.
Voir le pitch complet
Il ne s’agit pas d’activer autour de deux tournois distincts. Il s’agit de se présenter à travers un voyage connecté.
La Coupe du Monde de la FIFA 2026 apportera de l’ampleur. La Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2027 déterminera qui transformera cette échelle en pertinence durable.
Considérer 2026 comme un moment isolé est une occasion manquée. L’avantage réside dans la maîtrise de la totalité de la poussée sur deux ans.
Les marques gagnantes n’apparaîtront pas seulement à l’écran. Ils apparaîtront dans la culture, dans les communautés et dans les moments que les fans choisissent de vivre ensemble.
Parce que dans ce cycle, l’attention n’est que le début. Ce qui compte, c’est ce que vous en faites ensuite.
